Notre mission
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Histoire& origines
1906
Acquisition d’un terrain rue Saint-Jacques
Afin de construire la nouvelle Sorbonne, l’Université de Paris acquiert le couvent des Dames de Saint-Michel, situé rue Saint-Jacques, avec le concours de l’État, de la Ville de Paris et du Prince Albert Ier. En remerciement, l’Université lui cède un terrain pour y bâtir son institut. La proximité géographique facilitera les échanges entre les deux institutions.
1908
Début de la construction de l’Institut océanographique
Le prince Albert Ier confie la construction de son institut à l’architecte Henri-Paul Nénot, assisté par plusieurs artistes chargés de l’ornementation. Celle-ci débute en 1908 pour s’achever en 1911.
1909
Publication du premier fascicule des Annales de l’Institut océanographique
Afin de publier les résultats de la recherche en océanographie, les Annales de l’Institut océanographique sont créées en 1909, sous le patronage du prince Albert Ier et sous la direction de Louis Joubin, alors professeur au Muséum national d’histoire naturelle et à l’Institut océanographique. Leur publication se poursuivra jusqu’en 2002.
1911
Savants de tous les pays, unissez-vous
L’Institut océanographique ouvre ses portes le 23 janvier au cœur du Paris universitaire. Confié à Henri-Paul Nénot également architecte de la Sorbonne, l’établissement s’est imposé dans l’esprit du Prince Albert Ier à mesure des succès rencontrés par ses campagnes d’expéditions. Miroir du musée de Monaco inauguré avec faste un an plus tôt, il inscrit dans la pierre sa Fondation reconnue d’utilité publique depuis 1906. L’affluence est nombreuse dès les premières conférences données dans le grand amphithéâtre.
« Dans l’édifice de Paris, nous enseignerons les vérités établies par les océanographes que j’appelle de tous les pays pour collaborer à l’œuvre tout entière que j’ai fondée et pour diriger sa marche scientifique ».
1911
Conférence inaugurale d’Edmond Perrier
Le Prince Albert Ier souhaite encourager la diffusion des connaissances lors de conférences où les chercheurs partagent leurs résultats avec le grand public. Edmond Perrier, alors directeur du Muséum national d’histoire naturelle, inaugure la formule avec une communication sur « L’Origine des Faunes Abyssales ».
1913
Attribution du prix Nobel de physiologie ou médecine à Charles Richet
Charles Richet reçoit le prix Nobel de physiologie ou médecine pour ses recherches sur l’anaphylaxie. La distinction couronne des travaux menés en collaboration avec Paul Portier, titulaire de la chaire de physiologie des êtres marins à l’Institut océanographique. Les deux hommes ont débuté leur collaboration dès 1902 lors d’une campagne océanographique du prince Albert Ier au Cap-Vert et aux Açores.
1924
L’adresse scientifique de la Méditerranée
Créée sous l’impulsion du Prince Albert Ier quelques années plus tôt, la Commission internationale pour l’exploration scientifique de la Méditerranée s’ancre à l’Institut océanographique. L’établissement devient rapidement l’un des lieux importants de la diplomatie scientifique, avec une production éditoriale abondante. L’Institut océanographique impose par ailleurs sa renommée dans la vie parisienne : Jean Painlevé, pionnier du cinéma sous-marin, y présente plusieurs de ses films, tandis que le petit et le grand amphithéâtre s’ouvrent à la location.
1949
Première attribution de la Grande Médaille Albert Ier
Créée sous l’impulsion du Prince Albert Ier quelques années plus tôt, la Commission internationale pour l’exploration scientifique de la Méditerranée s’ancre à l’Institut océanographique. L’établissement devient rapidement l’un des lieux importants de la diplomatie scientifique, avec une production éditoriale abondante. L’Institut océanographique impose par ailleurs sa renommée dans la vie parisienne : Jean Painlevé, pionnier du cinéma sous-marin, y présente plusieurs de ses films, tandis que le petit et le grand amphithéâtre s’ouvrent à la location.
1946
L’ère Cousteau et l’époque moderne
L’occupation n’a pas épargné l’Institut océanographique : privation de personnel, de matériel, les recherches ont été interrompues. Après-guerre, la première conférence de Jacques-Yves Cousteau est un signe de renaissance, elle porte sur la plongée et la photographie sous-marine au service de l’océanographie. À partir de 1957, et jusqu’en 1997, c’est au rythme régulier d’un rendez-vous par an que le célèbre Commandant expose ses découvertes et explorations au public du grand amphithéâtre. La Calypso et ses aventures scientifiques vont conquérir le monde.
1950
Connaissance et transmission du savoir
L’Institut océanographique fonctionne comme un véritable centre de recherche et d’enseignement supérieur avec trois grands laboratoires. Chacun sa spécialité : l’étude des propriétés physiques de l’océan, la biologie marine et la physiologie des êtres marins. Les travaux sont diffusés dans la revue de référence de la maison, les Annales de l’Institut océanographique publiées depuis 1909. Parmi des milliers d’ouvrages, la collection complète se trouve à cette époque à la libre disposition des étudiants et scientifiques, au 3e étage de la bibliothèque, anciennement grand salon de l’appartement du directeur.
1977
Un espace éducatif et vivant
Alors que le paraît le premier numéro de la revue Oceanis, la vocation pédagogique de l’Institut océanographique se concrétise par l’ouverture d’un Centre de la mer et des eaux dans ses sous-sols. Cet espace d’expositions propose quinze aquariums, des expositions temporaires, les films du Commandant Cousteau et des panneaux d’informations sur les métiers de la mer. Avec ses écrans tactiles l’espace préfigure l’ouverture de la Cité des sciences et rencontre un succès public immédiat avec 55 000 visiteurs par an. Sa librairie, baptisée Le Comptoir de la Mer, complète une médiathèque sans cesse remise à jour.
2004
Des laboratoires au hub environnemental
L’activité scientifique et universitaire des trois laboratoires historiques s’est progressivement éteinte dans les années 80. Classé Monument Historique en 2004, l’Institut océanographique parachève sa transformation en lieu de transmission et de patrimoine. Repensé comme une plateforme de mise en réseau pour son centenaire en 2011, l’Institut devient un véritable hub environnemental en accueillant progressivement sous son toit les grandes institutions de la protection des océans.














Sur une parcelle de la Montagne-Sainte-Geneviève, les plans dessinés par Henri-Paul Nénot (prix de Rome) font songer à un palais de la Renaissance italienne en brique et pierre. Démarré en 1908, le chantier progresse à vive allure en deux ans, la campagne de décoration intérieure des espaces publiques et privés se substitue sans temps mort au gros œuvre.
L’austérité extérieure s’accorde d’une richesse intérieure louée par le Tout-Paris. Vastes laboratoires de recherches, salles de collections, bibliothèques, salles de conférences et grand amphithéâtre sont là pour marquer l’histoire des Océans. Livré au prince Albert Ier en 1911, portant à son fronton l’écusson aux armes des Grimaldi, l’Institut océanographique s’impose parmi les demeures prestigieuses du Quartier Latin.

Le poulpe donne le ton dès le perron. Dans une atmosphère légèrement fantastique, l’Institut océanographique convie ses visiteurs à découvrir le « Temple de la mer », qu’importe si ses rivages sont situés à des heures par la route ou le train. Le Prince Albert Ier a bien fixé les adresses : Monaco pour ses collections, Paris pour la recherche et la diffusion du savoir.
Comme il est membre de l’Académie des sciences, aux Société de biologie, Société zoologique de France, et Sociétés de géographie, il lui faut une adresse dans le fameux Quartier Latin. C’est avec le professeur Milne-Edwards, directeur du Muséum national d’histoire naturelle, que le Prince a mûri son projet d’un Institut océanographique, complémentaire du Muséum.
L’Université de Paris a cédé un terrain de 1 000 m² pour bâtir le siège de sa Fondation. Et c’est ainsi qu’au croisement des rues Saint-Jacques et Gay-Lussac un palais académique est né, doté des instruments les plus perfectionnés, les microscopes les plus puissants. De la science et du rêve, un dessein illustré par les peintures marouflées de Léon Laugier, telle une plongée sous-marine avant de pénétrer dans la si solennelle salle du Conseil.

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